Quels mots choisir pour atteindre vos lecteurs?

Vous écrivez et vous voulez être lu. Pour augmenter votre portée, pourquoi ne pas utiliser le champ lexical favori de vos lecteurs? Sont-ils plus du type visuel, auditifs ou kinesthésique?

Vous devez publier un article dans le courant de la semaine et vous ne savez plus où donner de la tête: vous changez des mots, vous en rajoutez, vous les biffez. Vous en voyez de toutes les couleurs tellement vous avez fait de changements! Rassurez-vous, vous n’êtes pas seule. À la question « quel est votre plus grand défi face à la rédaction d’articles pour le web? », vous avez été plus de 30 % à me répondre « le choix des mots! »

Parler le langage de votre tribu

Lorsque vous partagez votre expertise, vous voulez que votre message soit lu (et converti). Une des manières d’y parvenir est de parler la langue de votre tribu. Pourquoi? Cela contribue à créer et maintenir le lien qui vous unit. Mais comment trouver les mots justes qui vont toucher, éclairer, résonner, faire vibrer et rassasier vos lecteurs sachant que chacun a un mode de communication privilégié?

Une des manières d’y parvenir est d’utiliser une approche issue de la programmation neuro linguistique (PNL) : les évènements que nous vivons sont filtrés à l’aide de nos cinq sens. C’est le VAKOG (acronyme de chacun des sens).

  • V pour visuel (vue)
  • A pour auditif (ouïe)
  • K pour kinesthésique (actions et émotions)
  • O pour olfactif (odorat)
  • G pour gustatif (goût)

Chacun, inconsciemment, favorise certains sens et en évince d’autres.

J’ai regardé la télévision OU j’ai écouté la télévision ?

Le contexte est le même pour ces deux personnes, soit une soirée devant la télévision.

Et cependant, chacun a perçu la situation avec son canal de communication dominant.

Choisir les mots

Comment vous assurer d’écrire des textes qui intéresseront tous vos lecteurs, peu importe leur canal de communication dominant?

Étape 1: découvrir votre propre tendance par une introspection

Découvrez votre canal de communication privilégié parmi les trois sens les plus utilisés : visuel, auditif, kinesthésique en répondant à 15 questions.

Pour vous donner un ordre de grandeur, voici des chiffres couramment cités pour l’Amérique du Nord*:

Répartition des visuels, auditifs et kinesthésiques en Amérique du Nord

Étape 2: adapter votre vocabulaire

Relisez votre article : maintenant que vous avez découvert votre canal dominant, vous repérerez plus facilement vos « tics » d’écriture.
Personnellement, je choisis une couleur pour chacun d’eux et je surligne: bleu (visuel), vert (auditif), orange (kinesthésique). Je vois immédiatement le canal surutilisé ou sous-utilisé. Les ajustements se font plus facilement.

Pour vous aider, voici quelques exemples d’équivalence* :

VisuelAuditifKinesthésique
Point de vueOpinionPosition
EnvisagerÉcouterPrendre en compte
MontrerExpliquerFaire sentir
ClairEntenduFacile
Être aveugleÊtre sourdÊtre insensible
ExposerÉnoncerFaire passer le message
Poser le regardPrête l’oreilleÊtre sensible à…
RevoirRéentendreReprendre
VoirEntendreSentir
RevoirRépéterRefaire
Équivalence entre visuel, auditif et kinesthésique

En utilisant consciemment les trois canaux de communication principaux, vous vous assurez d’intéresser la plupart des membres de votre tribu.

Augmenter votre champ lexical

Ça peut vous sembler difficile, voir artificiel au début. Mais plus vous allez écrire en les utilisant, plus vous allez être à l’aise. Et quand vous vous sentirez prêts, vous pourrez pousser l’exercice un peu plus loin en utilisant aussi le langage des olfactifs (flairer, humer, odorat, senteur, fleuri, suave, etc.) et des gustatifs (croquer, émietter, saveur, bouchée, cru, juteux, etc.).

C’est ce que j’ai tenté de faire avec cet article. Pour vous familiariser avec l’approche partagée ici, identifiez les différents sens dans le texte avant d’aller consulter la version surlignée ici.

* Les chiffres varient suivant les pays. Une seule constante à tous les habitants de la terre : le pourcentage de visuels est toujours le plus élevé.

——————Sources et références—————-

* Anné Linden et Murray Spalding, Ennéagramme et PNL, Inter Éditions, 2007

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